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Poésiepublique_©MarieSerres-Giancotti(19).JPG
Photo : Marie Serres-Giancotti

Je conçois mon travail de poète comme une pratique artistique de pollinisation humaine. 

Il s’agit de donner et faire confiance, se réunir et s’ouvrir, expérimenter le partage, tresser les voix dans des formes hybrides entre documentaire et fiction – dans des œuvres chorales et expérimentales, des créations littéraire et audio, des œuvres graphiques et aussi performatives. 

J’aime la poésie comme quelque chose d’infiltrant, qui se répand, dont on n’attend pas la suite, dont on ne sait quelle forme elle prendra. C’est pour moi un art de la générosité. Un pollen d’espoir, de force, de rage, d’empathie, d’humanité. Les œuvres que je produis sont en résonance avec l’éphémère, la fragilité et l’indiscipline ; elles tendent à être les plus inclusives possibles. Ce qui m’intéresse, c’est de contribuer à faire fleurir nos vulnérabilités par des moments de magie simples et sincères. Il peut arriver que ce qui est partagé soit immatériel, de l’ordre du langage universel : une sensation de joie, une écoute active, une émotion qui surgit, un regard de curiosité, une parole bienveillante etc… 

Je pense et pratique la poésie en relation avec l’improvisation, tout comme les musicien·nes plus ou moins expérimenté·es, plus ou moins inspiré·es, plus ou moins confortables, créent ensemble dans une même jam. Même ceux qui regardent font partie. Tout comme Véronique Côté l’écrit : « Je dis que tout le monde n’a pas besoin des mêmes voyages, mais que tout le monde a besoin de voyager. Je dis que nous avons besoin de poésie comme nous avons besoin de beauté, de lumière et de nos voisins. »  Je suis convaincue que le geste poétique est un levier de transformation sociale lorsque l’échange ouvert encourage et fait grandir nos puissances d’agir. 


 

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